Wednesday, January 4, 2012
Une activité physique complète
Wednesday, December 14, 2011
Les bienfaits du karaté
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Tuesday, December 6, 2011
Équipement pour la canne de combat
Elle a une longueur de 95cm pour un poids de 120g environ et est composée de 3 parties qui sont de la base au sommet:
• la manchette (15cm)
• la surface de parade
• la surface autorisée de touche (20 derniers cm)
Il existe donc des compétitions dans lesquels deux tireurs s'affrontent, chacun armé d'une canne. On peut aussi pratiquer du double canne (une canne dans chaque main), de la canne chausson (où l'on rajoute les coups de pied de la savate mais aussi des techniques de self-défense), et de la canne défense (où l'on associe à la canne des techniques d'autodéfense ou qui utilise la canne comme objet de défense personnelle).
Lorsqu'on pratique ce sport, on peut parfois utiliser le bâton pour l'échauffement ou faire varier les styles, on l'utilise souvent pour faire des démonstrations. Le bâton mesure en général 1,4 m, en châtaignier lui aussi. Son poids est d'environ 400 grammes, il est utilisé à deux mains.
Le tireur est équipé d'un pantalon matelassé (au niveau des tibias particulièrement) et d'une veste elle aussi matelassée (épaules, flancs, etc...)
Le tireur porte également des gants épais, assez longs, qui couvrent une partie de l'avant-bras et protègent tous les doigts d'éventuels coups, et un casque. Il s'agit en fait d'un casque d'escrime ou l'on a ajouté une protection qui doit protéger en plus l'arrière de la tête. Et bien sûr, le tireur possède sous sa tenue des protège-tibias et une coquille. Les surfaces de frappe sont la tête (le dessus du crâne, de côté et de face), la partie médiane du corps (flancs, etc. de face ou de côté) et les jambes (de la cheville au genou; de face, de côté et de derrière).
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Tuesday, November 29, 2011
Le Iaido
Le terme iaido est composé de trois kanjis signifiant approximativement:
- vivre, exister (i)
- l'harmonie, l'union (ai)
- la voie (do)
"Iaido" peut donc se traduire par "la voie de la vie en harmonie", ou "exister en union avec la voie". Le préfixe "i" peut aussi être interprété par le chiffre 1, l'unité: La voie de l'unité de l'individu, en lui-même pour être "bien dans sa peau" et avec les autres: adversaire pour le vaincre, société pour la servir.
L'essentiel de la pratique du iaido consiste en l'apprentissage et l’exécution de kata, séquences de mouvements précis, s'exécutant la plupart du temps seul et correspondant à un scénario. Certaines écoles proposent des séries de kata à deux. Ces formes constituent autant de supports à l'enseignement et permettent la transmission de l'ensemble des techniques d'une école.
Les katas se composent à la base des quatre mêmes étapes:
- dégainé et première coupe (nukitsuke)
- coupe principale (kiri oroshi)
- nettoyage de la lame (chiburi)
- rangement de la lame dans le fourreau (noto)
On distingue aussi une partie importante propre à de nombreux kata: Furikabuto, l’action de "brandir le sabre".
De nombreuses variantes, coupes, frappes d’estoc, frappes avec la poignée du sabre, sont ajoutés dans certains kata. Les kata démarrent soit debout (tachi iai), soit à genoux au sol (seiza), soit dans une position avec un seul genou au sol (tate hiza).
Ces kata doivent être "habités" par le pratiquant, et induisent des notions fondamentales propres à tous les budo:
- Zanshin : la vigilance active. Le ressenti, la perception de l'environnement.
- Seme : la menace, construction de l'attitude exprimant la capacité de réaction instantanée.
- Metsuke : le regard global, non focalisé, perception visuelle large.
L’entraînement au iaido peut se qualifier de pratique individuelle - collective.
Individuelle, car sans partenaire direct, hormis dans la situation virtuelle du kata. Intellectuellement, c'est principalement un travail approfondi sur la concentration. Physiquement, sous des aspects souvent calmes, l'entraînement - surtout pour les départs en seiza (à genoux) ou tate hiza (un genou au sol, assis sur le talon de la même jambe) - fait intervenir des muscles puissant des jambes, gourmands en énergie, ainsi que toute la ceinture abdominale .Cette pratique bien menée ne provoque aucun traumatisme, et peut se poursuivre sans problème jusqu'à un âge avancé, avec toutefois une réserve pour les genoux. On note en effet que certaines écoles exigent le port de protections type genouillères, lors de la pratique des kata notamment.
Collective, car l'exercice d'apprentissage demande un rythme spécifique pour chaque niveau d'étude et pour chaque école. Ce rythme, ce déploiement collectif d'énergie, appelé Ki awase, porte le pratiquant, bien au-delà du stade où il aurait arrêté s'il était seul. De plus, l'exercice consistant à suivre exactement le rythme du professeur ou d'un élève avancé, fait partie de l'étude dans l'objectif de la mise en harmonie instantanée indispensable lors d'un duel (i - unité, ai - harmonie).
Monday, November 14, 2011
L’utilisation du Kubotan !
Monday, May 9, 2011
Les arts martiaux ou la violence maîtrisée
Découvrez Montréal Arts martiaux
Dès qu'on parle d'arts martiaux, on pense tout de suite à l'enseignement des techniques de combat. Littéralement, un art martial est destiné aux militaires, cela signifie des techniques utilisées pour les combats, pour se défendre et attaquer. A l'origine, cela concernait les disciplines martiales japonaises, qui consistaient à appliquer des techniques et une philosophie proche de la religion façonnant les pratiquants à se préparer à tout instant à la mort. Les arts martiaux sont maintenant pratiqués partout et regroupent tous les arts du combat issus de tous les pays.
L'objectif des arts martiaux n'est pas de vaincre, ni de blesser ou de faire du mal, toutefois, il est évident, qu'ils donnent aux combattants la possibilité d'immobiliser, de blesser ou même de tuer leur adversaire. La connaissance des techniques martiales, de par l'assimilation de leur philosophie et leur pratique régulière, devrait amener leurs adeptes à avoir une meilleure maîtrise de soi quelles que soient les circonstances. Ils devraient être conscients que les arts martiaux ne sont ni une danse, ni de la gymnastique, ni seulement un sport, ce sont des techniques recherchant une efficacité maximale lors de leur utilisation. Elles peuvent être dangereuses, vu que l'évaluation de la distance, l'étude des points vitaux, l'économie des forces, la précision et la puissance des coups sont bien étudiés pour y parvenir.
Au début, destinés à entretenir la forme et à bien canaliser l'énergie corporelle, les arts martiaux n'étaient pas orientés vers la compétition, mais afin de sensibiliser les adeptes à l'importance du contrôle de leurs actes, ils font maintenant partie des disciplines sportives. Cependant, même dans les plus violents combats, lors des compétitions, le respect de l'adversaire et des règles les régissant doit être soutenu rigoureusement. Les arts martiaux diffèrent les uns des autres selon leur pays d'origine.
Au Japon, il en existe plusieurs et ils se divisent en deux groupes, ceux qui se pratiquent à mains nues, et ceux qui se font avec manipulation d'arme blanche. Parmi la première catégorie, celle à mains nues, les plus courants et les plus connus sont : l'aïkido, le judo, le karaté, le jiu-jitsu et le sumo. L'aïkido consiste à utiliser des techniques de défense exploitant les forces et l'agressivité de l'adversaire à son profit, et se termine, généralement, par une projection au sol et une immobilisation. Les techniques du judo, qui signifie ‘la voie de la souplesse', sont proches de celles de la lutte et sont axées sur les projections, le maintien et les étranglements. Le karaté, qui regroupe plusieurs styles, signifie la voie de la main vide. Pour se défendre ou attaquer, les karatéka utilisent seulement les mains et les pieds pour s'affronter, et ces techniques sont issues de l'île d'Okinawa. Le jiu-jitsu, littéralement techniques de souplesse, est l'application des techniques enseignées à l'origine aux samouraïs, pour pratiquer l'autodéfense. le sumo est la lutte traditionnelle japonaise destinée aux poids lourds. Les disciplines japonaises qui font appel à une arme blanche et qui sont les plus pratiquées sont : le kobudo qui se sert de matériels utilisés pour l'agriculture (tonfa, sai, nunchaku, kama, ...), le iaido et le kendo qui ont en commun la similarité avec l'escrime, qui se pratiquent avec un katana pour le combat et une armure en bambou en guise de protection. Le Yoseikan Budo est une discipline fondée par Hiroo Mochizuki, qui se pratique à mains nues mais également avec des armes blanches. Il faut remarquer que ce ne sont pas les seuls arts martiaux japonais, la liste est encore longue, si on ne cite que aikibudo, goshindo, nippon kempo, sogobudo, taido, ou yagyu shingan.
Les autres pays ont également leurs arts martiaux, dont les plus célèbres sont le capoeira, le jiu-jitsu de Brésil, la boxe anglaise d'origine grecque, le wushu, le kung-fu de Chine, le kuk sool won, le tae kwon do de Corée, le full contact, le jeet kune do, le kick boxing des Etats-Unis, l'escrime de France, le pugilat, le gladiateur de la Grèce Romaine, le ppencak silat de l'Indonésie et le krav maga de l'Israël. En général, les arts martiaux asiatiques se distinguent par leurs études de mouvements pré-arrangés que les japonais appellent kata, akas pour les birmans, tao lus en chinois, et trao ou quyen en vietnamien. Ces parades sont appliquées avec finesse mais sont tirées des techniques de combat et utilisées avec le maximum de contrôle et le minimum d'effort. Les arts martiaux birmans sont issus des techniques de défenses ancestrales des moines.
Les arts martiaux sont supposés être une philosophie surpassant le physique et c'est ainsi que leurs partisans devraient pouvoir s'abstenir de combattre, sauf en cas de force majeure. Leurs compétences devraient les amener à mieux contrôler leurs émotions et leurs actes. La pratique des arts martiaux ne permet pas seulement de maîtriser les arts du combat, les préoccupations de défense ou la canalisation des violences, elle donne surtout la possibilité d'aboutir à la maîtrise de soi afin de progresser physiquement et mentalement.
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Friday, March 11, 2011
La boxe se féminise
Contrairement aux autres boxes qui ne comptent pas ou peu de femmes, la boxe française leur a toujours été ouverte. Depuis quelques années, elles font une véritable percée. "Les filles font de la boxe française parce que ce sport est esthétique. Il demande un grand contrôle de soi, beaucoup de souplesse et de précision," raconte Pascale Puibasset, entraîneur.
"Près de chez moi, j'avais le choix entre la danse et la boxe française. Je me suis dit : "Pourquoi pas la boxe?" Au début, mes parents se moquaient de moi. Maintenant, ils prennent ça au sérieux. En classe, mes amis sont étonnés. C'est vrai que je mesure 1,67 m pour 50 kg seulement. Depuis que je pratique ce sport je me sens plus sûre de moi, plus souple, mes réflexes sont meilleurs."
Eve, 16 ans et demi.
Un gracieux bout de femme, sourire charmeur, yeux bleus étonnés dans un visage poupin, et un casque de cheveux frisés. L'anti-portrait d'un boxeur! Et pourtant. Sandrine Matile a à 13 ans, un amour fort discret pour le sport, lorsqu'elle accepte d'accompagner son grand cousin dans la salle de boxe française de l'association sportive de sa ville. Simple curiosité d'adolescente, et, sans doute aussi, un brin d'amusement à la pensée rencontrer des traîne-savates!
Jeu de pieds, jeu de mains : double jeu de vilains... Dans l'instant, le coup de foudre, difficile à analyser comme tous les coups de foudre. Sandrine tente de se souvenir: "Tout d'abord, c'est peut-être l'ambiance qui m'a séduite : un accueil chaleureux, une musique gaie, une bande de bons copains et copines. Et puis j'ai aimé ce qui m'apparaissait comme un loisir, non comme un sport: assouplissements, enchaînements tactiques, art de l'esquive, gestes aériens, souci de ne pas asséner de coup... En fait, on apprend à canaliser son influx nerveux, à se contrôler soi-même. C'est une discipline très éducative." Onze années ont passé. Sandrine a peu grandi (1,57 m sous la toise, 45 à 48 kg sur la balance: une "mini-légère"), mais sa passion pour la boxe française ne cesse de dévorer sa vie. Hôtesse d'accueil à la mairie, elle jongle avec le temps pour pratiquer deux heures de sport chaque jour: course à pied, musculation, vélo, boxe anglaise et, bien entendu, les entraînements spécifiques au sein de son nouveau club "le Gant d'or", accroché à la ville. Avec le temps, la jeune femme a découvert que la boxe française, sport complet où se conjuguent la tête, les jambes et les poings, nécessitait à la fois des qualités physiques et morales: résistance, efficacité, coup d'oeil, humilité, confiance en soi, concentration. Elle avait deux handicaps: trop gentille et potentiel physique insuffisant, explique son entraîneur, Michel Fradet. Sandrine a su les compenser par la persévérance, la technique et le sens tactique. Mais pourquoi diable la douce jeune fille en est-elle venue à se lancer dans le combat total, en 1991? Elle aurait pu, comme la plupart des filles, se contenter des compétitions d'assaut; certes basées sur le toucher et la précision, mais qui excluent les coups donnés trop forts. Style et nuances, en somme. Alors que le combat total, qui allie technique et efficacité, peut mener jusqu'au K.O.
Sandrine, tranquille, explique: "En assaut, les juges ne sont pas toujours clairvoyants. Je me sentais frustrée. Le combat me motive plus: je voulais me prouver quelque chose à moi-même." Même si l'on risque une perte de connaissance, il n'y a jamais eu d'accident grave, grâce à un suivi médical sérieux. Championne de France en combat série nationale (1993, 1994 et 1995), Sandrine poursuivait un rêve, un titre de championne du monde. Chance saisie le 25 novembre 1995, à Romans, face à une Russe, Nathalie Aguirevetz." J'ai gagné grâce à ma technique et à mon mental, affirme la nouvelle championne. Et j'espère avoir prouvé que l'on peut boxer tout en restant féminine." Aucun sponsor, des frais de déplacement remboursés chichement, des incompréhensions chez les collègues lorsque le maire accorde quelques demi-journées pour la préparation du championnat du monde, la "traîne-savates" n'a pas pour autant les pieds cousus d'or! Et le temps des vacances pour les randonnées ou la plongée est souvent écorné par les journées de compétition. Qu'importe! Il y a tant de joie dans les victoires sur l'adversaire ou sur soi-même, dans l'encadrement d'enfants de 10 à 14 ans, à l'âge où la boxe française n'est qu'un jeu. Même pratiqué en combat, ce sport, très codifié, n'est pas plus dangereux que le ski, assure Philippe Templier, président du Gant d'or. Comme le judo, il apporte l'équilibre. Sauf cas exceptionnel, tous ceux qui ont défendu les couleurs de notre club dans un sport de combat se sont bien réalisés dans la vie. Sandrine a la simplicité et la ténacité des grands champions. En ce sens, elle est un exemple. Sandrine a préparé, avec le soin habituel, les championnats de France organisés le 3 février 1996. "Je veux plaire", dit-elle. En finale, elle aura huit minutes pour séduire et vaincre.